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Rencontres doctorales 2013

 
Doctoriales Genève 2013
Vendredi 31 mai - Université de Genève
Appel à communication

Cet appel s’adresse à tous les doctorants des Etudes doctorales de sciences de l’éducation de Suisse romande (EDSE) et de l’Ecole doctorale en sciences de l’’éducation, psychologie, sciences de l’’information et de la communication et sport de Lyon (EPIC) qui sont invités à présenter leur problématique sur la base du texte ci-dessous.
Les propositions de communication (et éventuellement de poster) soumises par les auteurs doivent être rédigées sous la forme d’’un abstract comportant entre 400 et 500 mots (bibliographie non comprise).
Elles devront être rédigées avec le formulaire ci-joint.
Deux formats sont possibles : une présentation courte (poster) de 5-7 minutes ou une présentation longue (communication) de 20 minutes.
L’abstract contient les éléments suivants : titre, nom et coordonnées complètes de l’’auteur, résumé, méthode, le cas échéant résultats présentés.
Nous encourageons tous les doctorants à proposer une communication, quelle que soit l’’avancée de la thèse.

Le délai pour l’envoi des abstracts est fixé au 20 mars 2013.
Un retour sur l’abstract sera fait avant le 22 avril 2013.
Les abstracts devront être envoyés à l’’adresse suivante : doctoriales2013@unige.ch
Les communicants pourront envisager de transformer leur communication en article pour la revue scientifique Inter Pares qui est une nouvelle publication en ligne, créée par des doctorants pour des doctorants et jeunes chercheurs, dans le cadre de l’’école doctorale EPIC485. Des informations plus précises seront transmises par la suite aux doctorants.
http://recherche.univ-lyon2.fr/epic/319-Inter-Pares-Numero-1.html
Le comité organisateur des Doctoriales Genève 2013

Organisée par les Etudes doctorales en Sciences de l’’éducation (EDSE) et l’’Ecole doctorale Education, Psychologie, Information, Communication et sport (EPIC), les Doctoriales Genève 2013 ont pour objectif de faciliter un partage et un échange scientifiques privilégiés entre doctorant-e-s, indépendamment du degré d’’avancement de leurs travaux. A travers la thématique « Scientifi-Cité - Créativité, recherche et société », cette rencontre internationale invite les doctorant-e-s à penser les liens qu’’ils établissent entre ces trois concepts dans leurs projets de recherche et sous le regard de leurs disciplines de référence. Quels liens se tissent entre l’’activité de chercheur et la société ? Y a-t-il une place pour la créativité ? Si oui, quelle forme prendelle ? Dans quelle mesure les chercheurs l’’intègrent-ils dans leurs travaux ? Quels sont les facilitateurs ou les obstacles rencontrés dans l’’établissement de ces liens ? Ces derniers sont-ils complémentaires ou antagonistes ? Pour répondre à ces questions, il nous semble essentiel d’’entamer une démarche réflexive et critique depuis les différentes perspectives épistémologiques, méthodologiques et théoriques qui sous-tendent les recherches doctorales qui seront présentées. Dans ce sens, les propositions de communication (formats oral ou poster) des doctorant-e-s pourront s’’inscrire autour des axes de problématisation suivants, qui ne sont ni exclusifs ni exhaustifs.

Axe 1 : Comment caractériser le projet du chercheur ?
 -  Quelle est la légitimité sociale et scientifique du chercheur face à son objet de recherche ?
 - De quels cadres de référence dispose-t-il ? A quel monde renvoient ces derniers (monde de la recherche, monde universitaire, etc.) ?
 - Y a-t-il une place pour la créativité du chercheur lors de son inscription dans ces cadres de référence existants? Si oui, rencontre-t-il des sources de tensions ? Lesquelles ?
 - Le chercheur se sent-il libre dans l’’élaboration de son projet de recherche ou rencontre-t-il au
contraire des contraintes fortes (professionnelles, institutionnelles, politiques, etc.) génératrices de phénomènes inattendus ?

Axe 2 : Quelle est la place du terrain dans la recherche ?
 - Quel est le statut que le chercheur octroie à son « terrain » ?
 - Comment délimiter son corpus et quelle sera sa fonction (représentativité, exhaustivité, etc.) ?
 - Quels sont les mouvements d’’induction et de déduction qui s’’opèrent dans la recherche ?

Axe 3 : Quelle utilisation de la recherche est faite par le monde de la pratique ?
 - La recherche menée est-elle innovatrice ? Si oui, de quelle(s) manière(s) ?
 - Existe-t-il un risque d’’instrumentalisation des résultats obtenus ? Si oui, par quel type d’’instances (politiques, professionnelles, usagers divers, etc.) ?
 - Quelle serait l’’utilisation des résultats souhaitée par le chercheur ? Dans quelle finalité ?

Les sciences de l’éducation
La recherche en sciences de l’’éducation s’’inscrit dans une tension entre exigences scientifiques et contraintes liées au terrain considéré (Hofstetter & Schneuwly, 2001 ; Saada-Robert, Chatelanat & Moro, 2004). Ainsi, la majorité des projets menés entretiennent une relation étroite avec la société civile de laquelle émanent de fortes demandes d’’analyse ou d’’amélioration des dispositifs, formations, moyens, etc. Dans ces conditions, est-il possible, face à de légitimes revendications, de maintenir une indépendance académique dans le choix de ses objets de recherche ? Dans quelle
mesure le chercheur doit-il tenir compte de la demande sociale ?
Il est en outre attendu des doctorant-e-s qu’’ils-elles s’’inscrivent dans une tradition scientifique, qu’’ils-elles s’’approprient un certain bagage théorique, tout en innovant et en apportant des connaissances scientifiques nouvelles. La créativité est donc requise, mais peut comporter des risques, notamment la perte de la légitimité scientifique. La question qui se pose est : à quel moment intervient leur créativité et quels garde-fous sont mis en place pour préserver la reconnaissance par les membres de la communauté scientifique ?

La psychologie
Le centre d’’intérêt des chercheurs en psychologie porte sur des sujets les plus variés touchant l’’individu tels que la pathologie, le traumatisme, la mémoire, l’’intelligence ou encore les transmissions transgénérationnelles, entre autres.
Dans une société que l’’on dit être en crise, où une partie de la population serait en souffrance, dans quelle mesure le projet du chercheur s’’inscrit-il dans un projet sociétal ? Trouve-il sa légitimité dans l’’univers social ? Comment la recherche en psychologie participe-t-elle au traitement des maux individuels ? Quelle est l’’implication des politiques et quelles sont les stratégies mises en place pour aider l’’individu ?
Ces questions aideront les doctorants à s’’inscrire dans les axes proposés qu’’ils pourront aborder depuis les différentes écoles (Palo Alto, Chicago), sphères d’’appartenance (psychologie clinique, sociale, développementale, cognitive, interculturelle, de la santé etc.) et courants psychologiques tels que le structuralisme (Mundt et Titchener), le
fonctionnalisme (James et Dewez), le behaviorisme (Watson et Skinner), la gestaltheorie (Ehrenfels et Köhler), la psychanalyse (Freud) ou encore le cognitivisme (Miller, Neisser).

Les sciences de l’information et de la communication (SIC)
Penser les concepts de créativité, de recherche et de société interpelle les chercheurs des SIC quant à la nature de leur engagement sociétal et de leur créativité dans de nombreux courants (Ecole de Francfort, Ecole de Palo Alto, Cultural Studies) et concepts théoriques tels que l’’Espace Public (Habermas), l’’Utopie de la communication (Wiener, Mc. Luhan), les imaginaires sociaux, l’’identité culturelle (Stuart Hall), l’’anthropologie de la communication (Winkin), etc.
Plus encore, s’’interroger sur la notion de « scientifi-cité », suppose d’’articuler deux concepts interdépendants que sont la science et la « cité », à savoir la cohérence entre le problème de recherche et les préoccupations sociétales dans le domaine des SIC.
Dans le champ pluridisciplinaire des SIC, les propositions de communication pourront s’’inscrire dans les axes proposés. Ainsi, l’’axe 1 aborderait la diversité des objets d’’étude et leur articulation sociétale (industries culturelles, concept de marque, discours médiatiques, représentations sociales, etc.), l’’axe 2 traiterait de l’’hétérogénéité des corpus communicationnels (presse écrite, médias numériques, clips-vidéo, discours publicitaires, Web 2.0, etc.) et l’’axe 3 concernerait l’’applicabilité des résultats de la recherche (diffusion des savoirs, info-doc, médiation culturelle, vulgarisation scientifique, muséologie, pouvoir médiatique, etc.).

Le sport
Les pratiques sportives occupent une place de plus en plus centrale dans la société, ce qui fait que l’’on évoque le football, par exemple, comme étant une « passion planétaire » (Bromberger, 1998). Dans leur grande variété, elles sont l’’objet de recherches se situant sur des terrains très divers (pratiquants, encadrants, dirigeants, supporters, téléspectateurs, médias, équipements, publicité, art, entre autres) et poursuivant différentes finalités : rationaliser les organisations sportives, améliorer la technique, mesurer la performance et identifier ses facteurs, retracer l’’histoire du sport, etc.
Les résultats obtenus sont exploitables par les personnes qui s’’intéressent à la pratique sportive, aussi bien par la communauté universitaire, les athlètes, les encadrants et les dirigeants ou encore les hommes politiques. Ainsi, il a été démontré que le sport pouvait être instrumentalisé (Gounot et al., 2011) ou adopté comme une « panacée miracle » à la délinquance des banlieues (Duret, 2008). Dès lors, comment l’’étude des pratiques sportives permet-elle de repenser les interactions entre science et société ?
Au-delà des spécificités propres à chaque champ évoqué, les Doctoriales Genève 2013 seront l’’occasion de partager un questionnement à la fois fondamental et commun du lien entre recherche et société avec un soupçon de créativité.

mise à jour le 4 avril 2016


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